Brule

Mais,
dans tes mains s'agite encore jeune homme la haine qu'a plantée en toi cet après-midi d'automne
Et si depuis
la fenetre d'où tu observes, tu vois les passantes et la vie monotone
ça n'est pas pour autant,
que ton coeur a capitulé
Pas pour autant,
que tu t'es habitué
Mon fils, mon ami, mon homme, mon amant, mon frère
Tu es le minotaure. Tu as l'esprit d'un homme et la colère d'un taureau, les idées d'une bete et la passion d'un puceau.
Mon fils, regarde par dessus cette épaule. La montagne t'attend. Le monde était au point de t'enrober mais le reve est là, grand comme la voie lactée. Et le reve t'appelle. Brule tes livres mon enfant, brule ton appart mon grand, prend tes crayons et vient écrire sur le flanc de cette montagne l'hymne du combattant